
Il faut remonter jusqu’aux fondements même des sociétés de l’Afrique de la tradition pour trouver les raisons profondes qui justifient, pour AFRICUM-VITAE, la mise en œuvre du projet portant création du Club des Investisseurs Solidaires. En effet, cette Afrique-là révèle la connaissance de l’épargne,
laquelle était réalisée à travers la fondation, surtout dans les sociétés urbaines naissantes, des groupements solidaires n’ayant pas d’autre justification sociale que l’élévation du pouvoir d’achat des membres. Ce faisant, il s’agissait avant tout de leur permettre de faire face à des dépenses plus lourdes
que leurs revenus modestes ne pouvaient financer.
Or, ces groupements d’épargne, connus aujourd’hui sous le nom de tontines, se déclinaient sous deux variantes qui survivent encore dans le sillage des solidarités traditionnelles entretenues par les personnes qui s’identifient encore à la lumière du clan, du village et de l’ethnie. La première variante renvoie à la constitution du lemba, une sorte de trésor du clan ou de la collectivité organisée sur la base de la parenté et de la proximité villageoise, dont la raison d’être était de faire ainsi face aux dépenses indispensables du groupe social. La deuxième variante, quant à elle, démontre une organisation plus spécifique favorisant « une capitalisation recueillie à titre personnel (en vue de dépenses importantes) tout en maintenant le principe de coopération » (BALANDIER Georges, Sociologie des Brazzavilles Noires, pp. 148-149).
A l’heure où la finance solidaire semble avoir le vent en poupe, il est d’intérêt d’en rappeler les racines africaines pour bien en comprendre la pertinence pour notre projet social.
Dans la société en transition qu’est la ville africaine naissante sous la colonisation européenne, il faut pouvoir vivre en fonction aussi bien de la demande de main d’œuvre locale exprimée par les entreprises dominantes que des activités marginales ou intermédiaires favorisées par le développement de l’économie de traite. Le fait est que ces activités requièrent avant tout la réalisation d’une capitalisation décisive concourant à leur création ou à leur reprise. Et, cette capitalisation n’est possible que dans le cadre d’un groupement solidaire, permettant donc de réunir des sommes représentant un pouvoir de financement ou « un pouvoir d’achat plus élevé que ne le permettent les seules ressources personnelles ». En effet, le groupement d’épargne ainsi constitué, s’il est doté d’un « cadre strict », est à même d’imposer, par la discipline librement consentie et l’entraide promue, la « réalisation d’économies forcées ». Car, la finalité d’un tel groupement demeure, bel et bien, de faire jouer la solidarité entre ses membres « pour échapper aux lourdes exigences des prêteurs d’argent » (Ibidem, pp. 149-150).
Au surplus, les groupements d’épargne en Afrique noire coloniale faisaient revivre en ville les liens de communauté et de mutualité que les anciens villageois y ressuscitaient pour faire face aux défis nouveaux : la santé, l’éducation, la construction, l’équipement des ménages, la création d’activités.
Or, cet esprit communautariste et mutualiste se traduisit également par la formation de groupements de travail, en somme des « sociétés ou des compagnies de travail » fondées sur la mutualisation des moyens de production, à l’effet de réaliser un ensemble de gains d’argent répartis proportionnellement à la capitalisation réalisée par chacun des membres. Il s’agit-là d’une organisation nouvelle qui transcende, à son tour, l’exclusivité des liens ethniques, ce d’autant plus qu’elle valorise d’autres critères de solidarité : la capacité professionnelle des uns et des autres et les profits qu’ils peuvent tirer d’une telle union, selon qu’ils y sont employeurs ou employés. Il reste que de telles sociétés ont été observées dans le secteur de la pêche fluviale (BALANDIER Georges, op. cit., pp.151-152)… A vrai dire, elles témoignent fortement de la dynamique du changement dans les sociétés africaines en mutation.
Il en est également ainsi des associations commerciales repérées dans les villes coloniales d’Afrique et dont la création obéit à des fondements tels que : le dépassement des solidarités traditionnelles, le respect de la parole donnée et la souplesse de l’organisation. A cet égard, ces associations privilégient le secteur informel pour pouvoir échapper à la fois à la coutume et à la loi écrite, dont elles craignent par-dessus tout les pressions et les contraintes de toutes sortes. C’est bien pourquoi les associations commerciales en question mettent en exergue « d’abord la confiance, ensuite un système de garanties éminemment variable où les témoins jouent un rôle important » (Ibidem, p. 153).
Somme toute, les organisations économiques ainsi esquissées jettent les prémisses de l’entrepreneuriat en Afrique noire au temps du choc des cultures. Mais, aujourd’hui, ce choc est loin d’être surmonté, l’oralité continuant toujours de défier la civilisation écrite. Néanmoins, des leçons peuvent en être tirées pour agir solidairement sur le double espace.

Premier enseignement, la création de richesses sur le double espace doit être accompagnée et suivie, aussi bien pour rassurer les porteurs de projets d’entreprise que pour leur permettre d’évoluer dans un environnement libéral plus à l’écoute de leurs préoccupations économiques et sociales. La connaissance de la méthodologie et des formalités d’entreprendre doit être vulgarisée pour susciter des vocations, pour permettre aux personnes en difficulté à se prendre en charge, pour faciliter l’installation à leur propre compte des personnes voulant s’établir ici et/ou là-bas. Or, l’accompagnement et le suivi accroissent les chances de réussite des porteurs de projets d’entreprise, de par les informations, l’assistance et les conseils apportés par les structures d’interface qui existent sur le double espace.
Le Bureau d’Intermédiation et de Suivi Solidaire (BISS) d’AFRICUM-VITAE et ses partenaires du Groupement d’Appui à la Micro-Entreprise (GAME), par exemple, entendent y répondre de façon originale et soutenue.
Deuxième enseignement, sans un financement solidaire, apportant prêts bonifiés et garanties de solvabilité adaptées aux situations en présence, la création des richesses par les migrants africains est condamnée et vouée à l’échec ici et là-bas. Avant tout, les promoteurs économiques doivent se prévaloir de projets bancables, c’est-à-dire des projets d’entreprise susceptibles d’attirer et d’impliquer les investisseurs solidaires, compte tenu de leur sensibilité philosophique : commerce équitable, famine, protection de l’environnement, lutte contre la pauvreté, éducation et santé pour tous, libération de la femme, progrès du droit des gens, formation professionnelle, etc. L’argent collecté doit servir réellement au développement solidaire et non à l’enrichissement sans cause, afin de pérenniser efficacement la collecte, la dépense et le remboursement de l’argent généreusement consenti pour des projets altruistes.
Troisième leçon, les emprunteurs et les épargnants solidaires, pour être vraiment opérationnels sur le double espace, doivent inventer des cadres d’action plus souples, plus simples, offrant des produits financiers à la hauteur des besoins exprimés par les uns et des attentes formulées par les autres. Eu égard à l’argent difficilement mobilisé sur le terrain, il y a lieu de garantir aux épargnants solidaires le bon usage de leurs prêts solidaires et le remboursement à échéance de ceux-ci. Ce qui suppose de mettre en place une organisation de la solidarité fondée sur les principes fondamentaux ci-après : la libre adhésion au cadre solidaire, la confiance mutuelle, la formalisation de l’activité en création ou en reprise, l’intéressement aux bénéfices, le cautionnement moral, la convention valant loi des parties contractantes, le contrôle et le suivi de l’investissement solidaire réalisé à bon escient.
Quatrième et dernière leçon, il paraît indispensable, pour les épargnants et les emprunteurs solidaires, de se doter d’un cadre juridique et institutionnel plus rassurant, parce que misant beaucoup sur la confiance mutuelle et obligeant les uns et les autres à mieux faire face à leurs responsabilités réciproques et à honorer leurs engagements. En d’autres termes, les droits et les devoirs des uns et des autres doivent éclore dans un environnement au formalisme simple mais rigoureux quant à contraindre les investisseurs et les promoteurs solidaires qui s’y engagent sur des bases très claires.
Et, cette clarté doit s’apprécier au regard des garanties ou des sûretés mises en place relativement au sort de l’argent ainsi placé, à la réussite des entreprises ainsi soutenues et à la perpétuation de la dynamique de solidarité promue et valorisée. Il faut donc trouver une philosophie d’action qui rassemble, un cadre contractuel qui rassure et un réseau sur le double espace pouvant faciliter le micro-financement solidaire sur le double espace, de telle sorte que tout le monde puisse avoir son mot à dire, profiter de la mise en commun des moyens de création de richesses et d’emplois et suivre l’usage qui est fait des fonds recueillis sur le terrain. Chacun, ici, doit pouvoir trouver la récompense de l’effort consenti pour l’autre, trouver aussi son bonheur, les bons comptes faisant toujours les bons amis.

Par ailleurs, l’Afrique actuelle, n’échappe pas à la problématique du financement solidaire, le taux de bancarisation y demeurant encore le plus faible du monde. Ceci explique cela. De nos jours, en Afrique francophone comme en Afrique anglophone, voire en Afrique arabophone, il existe des structures de micro-financement qui ont désormais pignon sur rue. En 2010, l’Afrique subsaharienne a compté jusqu’à 953 IMF (institutions de micro finance), contre 1727 IMF en Asie (où le concept a été forgé), 613 en Amérique latine et 85 en Afrique du Nord et au Moyen-Orient. Celles-ci ont attiré et séduit en tout 9,2 millions de clients, toujours en Afrique noire, contre 129,5 millions de clients en Asie, 7,8 millions en Amérique latine et 3,3 millions en Afrique du Nord et au Moyen-Orient (PINEL Alix, les défis de la microfinance, p.1. Note de 6 pages in : www.capafrique.org).
A l’égard des IMF, un jugement positif prédomine si l’on se convainc des dynamiques entraînantes qu’elles apportent en fin de compte. Ce sont notamment :
- le recul de la pauvreté au plan économique (augmentation des revenus et de l’épargne) comme au plan social (plus grand accès à l’éducation, à la culture, à la santé, au logement et à l’équipement ménager) ;
- la professionnalisation du secteur avec la création d’emplois plus spécialisés sur le terrain ;
- la considération stratégique faisant du micro-crédit le chaînon manquant du secteur financier ;
- la viabilité des IMF du point de vue de l’équilibre financier, de l’efficacité d’une organisation plus adaptée à la réalité sociale de chaque terrain d’expérimentation et de la stabilité du cadre institutionnel (Ibidem).
En revanche, les IMF n’échappent pas à la critique, compte tenu des dysfonctionnements observés en Afrique même, voire en Amérique latine. Certaines d’entre elles, à cause des pratiques mercantiles et usurières sur le dos de leurs clients, ont été dénoncées, au point d’obliger les hommes politiques à en faire le procès à l’occasion des campagnes électorales (Bénin, Nicaragua, etc.). De plus, du fait qu’elles ne parviennent pas à enrayer la misère dans les pays pauvres, on ne peut donc pas soutenir que les IMF constituent absolument une réponse unique aux questions de pauvreté et de développement. De plus, le micro-crédit ne bénéficie qu’aux pauvres capables de rembourser leurs emprunts pour s’en sortir dignement ; ce qui en limite le champ d’action sur le double espace comme dans les pays pauvres. Enfin, le micro-crédit exclut, par trop, les pauvres qui vivent en marge de la périphérie urbaine et dans les campagnes reculées (Ibidem, p. 2).
Il reste que le micro-crédit doit surmonter aujourd’hui des défis majeurs et s’il y parvient sa légitimité ne pourrait plus être réfutée. Le premier défi à surmonter porte sur la légitimation de leur raison d’être au regard de sa très forte utilité sociale. Le travail de lobbying et de communication reste à faire pour bénéficier des appuis techniques et financiers auprès des décideurs du social business. Le deuxième défi est, non seulement de relever la bancarisation des pauvres et de s’intégrer au secteur bancaire national, mais également de s’associer aux banques traditionnelles. Il ne s’agit, ni plus, ni moins, que d’encourager le développement des TPE (Très Petites Entreprises) et leur transformation en PME (Petites et Moyennes Entreprises). Troisième défi, il faut que les IMF parviennent à diversifier leur offre et proposer des produits innovants pour sortir les clients de la pauvreté. Ce qui suppose des produits d’épargne plus flexibles, des crédits à long terme et à des taux bonifiés, des transferts de fonds à des taux attractifs et garantis contre la spéculation, des fonds propres disponibles pour renforcer la capitalisation des entreprises et leur installation dans le secteur formel. Quatrième défi, les IMF doivent trouver la bonne distance et le recul nécessaire quant à leur positionnement vis-à-vis du pouvoir politique. Une instrumentalisation est toujours à craindre de la part des partis politiques, surtout lors des échéances électorales qui rythment la vie publique des pays pauvres comme des pays riches (Ibidem, pp. 3-4).
Mais encore, dernier défi, le micro-crédit doit parvenir à s’installer dans la dynamique des flux migratoires et des transferts de fonds subséquents entre les pays d’accueil et les pays d’origine des migrants, à la faveur tant de la mondialisation économique que de la société de l’information et de la communication. A cause d’elles, en effet, les transferts de fonds des migrants des pays dits pauvres ont largement dépassé le montant de l’aide publique au développement (APD) consentie avec parcimonie par les pays riches.
Les migrations sont désormais intrinsèquement liées au processus de mondialisation, qu’elles en soient un symptôme, un moteur ou une réponse. Pour s’en convaincre, il suffit de rappeler que les transferts d’argent effectués par les migrants pour soutenir leurs familles restées dans leurs pays d’origine s’élève à 200 milliards de dollars par an et constituent le deuxième flux financier mondial après celui des hydrocarbures (VICTOR Jean-Christophe, RAISSON Virginie et TETART Frank, Le dessous des cartes : atlas d’un monde qui change, p. 52. Editions Tallandier/Arte Editions, 2007).
Or, ces transferts de fonds pourraient encore augmenter si jamais les flux migratoires venaient à s’accentuer, les pays riches et les pays pauvres montrant leurs limites quant à s’attaquer efficacement aux causes profondes de l’émigration. De plus, la technologie moderne, que la société de l’information et de la communication n’arrête plus d’innover, facilite, en temps réel, la rapidité des envois d’argent et la sûreté des transferts réalisés sur le double espace. Il est vrai que leur opportunité a bien été saisie par des sociétés multinationales et, de plus en plus, par les banques commerciales établies ici et là-bas. Elles offrent aujourd’hui des services financiers pour pouvoir capter la manne monétaire mobilisée par les immigrés, dans l’urgence, pour répondre à des besoins de solidarité familiale (santé, éducation, construction, naissance, décès, transport, etc.) exprimés le plus souvent au téléphone ou par courrier électronique.
Par contre, pour ce qui concerne la promotion de l’entrepreneuriat ici et là-bas, les sociétés de transferts de fonds et les banques commerciales ne proposent pas de services à même d’assurer le financement sur place ou à distance de la création ou de la reprise d’activité par les migrants. Et quand de tels services existent, les garanties exigées et les taux d’intérêt pratiqués dissuadent et découragent les promoteurs issus de l’immigration. Or, le plus souvent, il s’agit de personnes en grande difficulté (chômage, pauvreté, précarité, surendettement, insolvabilité, mal logement) qui veulent sortir de leur condition sociale, en choisissant de se mettre à leur propre compte, sans toujours en avoir les moyens techniques et financiers, même s’ils ont le savoir-faire et la motivation qu’il faut.

Au regard de ce qui précède, le Club des Investisseurs Solidaires d’Africum-Vitae se veut être un projet de micro-financement solidaire et innovant, eu égard à son positionnement sur le double espace et à sa logique d’appui, d’accompagnement et de suivi des porteurs de projets d’entreprise. Il s’appuie sur un Bureau d’Intermédiation et de Suivi Solidaire pour répondre au besoin primordial de mobiliser des ressources en vue du montage et du portage des projets d’entreprise. De plus, il entend bien prendre en compte, en son sein, des formes d’épargne nées dans l’Afrique de la tradition, puis restaurées et adaptées à l’époque coloniale par les nouveaux citadins marginalisés par l’économie de traite. Mais, il y a lieu, à la lumière des apports du social business, d’imaginer des produits nouveaux susceptibles de permettre de lutter contre la pauvreté et de favoriser le développement global sur les territoires concernés, à la faveur des échanges établis entre ici et là-bas. Par le bouche-à-oreille, la mise à contribution du réseau GAME, la recherche d’une banque africaine intéressée, l’usage d’Internet et la sollicitation des réseaux sociaux, il s’agit de réunir des hommes et des femmes partageant les valeurs du développement solidaire entre les pays riches et les pays pauvres.
Or, le Club des Investisseurs Solidaires offre un cadre d’action et de concertation à même de rassembler investisseurs et entrepreneurs de bonne volonté dans la réalisation des projets sélectionnés par ses instances compétentes et dont la finalité est de créer des richesses et des emplois permettant aux personnes en difficulté de s’en sortir dignement. Une charte en décline la philosophie d’action et une convention fixe les droits et obligations des membres du Club. Les deux textes demeurent ouverts à tous ceux et à toutes celles qui partagent les valeurs promues et conviennent de passer enfin à l’action. Un contrat bilatéral lie encore davantage le préteur solidaire et le promoteur qui a besoin de son aide, le tout avec la caution morale de l’Association AFRICUM-VITAE. Ce cadre juridique, à vrai dire, concilie rigueur et souplesse en ce qui concerne notamment : la collecte de l’épargne solidaire, le choix des projets d’entreprise qu’elle va financer partiellement, le suivi de l’usage du micro-financement obtenu et son remboursement aux conditions et dans le respect des échéances fixées.
Le Club des Investisseurs solidaires est structuré en différents Comités : direction du club, sélection des projets, contrôle, animation, suivi et évaluation. Tous ces comités réunis forment le Conseil d’administration et rendent compte de leurs activités respectives devant l’Assemble générale annuelle du Club des Investisseurs Solidaires. Les futurs adhérents du Club sont invités à s’engager librement dans les différents comités, eu égard à leur propre vision.
Quoi qu’il en soit, la finalité reste plus que jamais la mise en œuvre d’une solidarité plus agissante et plus efficace, voire d’une responsabilité partagée entre opérateurs et épargnants, aux fins de créer sur le double espace des activités d’insertion par l’économique et l’emploi. Ce qui suppose d’expérimenter avec succès les produits suivants : la bourse d’étude de faisabilité, le prêt à la capitalisation des entreprises en création ou en reprise, la tontine et le prêt solidaire pour l’achat du matériel d’exploitation de l’entreprise, l’aide au démarrage de l’activité et le soutien au développement de l’entreprise.
Voilà, théoriquement ce que notre Association projette de faire pour investir le champ du financement solidaire. Une phase d’expérimentation de trois ans a été retenue pour peaufiner et finaliser le projet d’une association de micro-crédit agissant aussi bien Europe qu’en Afrique aux côtés des porteurs de projets d’entreprise et d’épargnants solidaires intéressés par le challenge de la création de richesses et d’emplois. C’est le tournant qu’AFRICUM-VITAE doit prendre et impulser à présent, avec prudence, pour ne plus tourner en rond et s’impliquer plus activement sur le terrain du développement durable, dans la proximité avec tous les acteurs concernés et consentants. C’est bien connu, l’union fait la force et la solidarité en donne un contenu plus concret
AFRICUM-VITAE a plus que jamais besoin de vous pour avancer dans la direction déclinée tantôt et pour porter votre implication dans les projets économiques, sociaux et culturels initiés par les migrants désireux de se réinstaller dans leurs pays d’origine ou d’y investir à distance, depuis le pays
d’accueil. Alors, sortez de l’attentisme et de l’immobilisme ! Manifestez-vous et rejoignez-nous pour porter ensemble l’espérance d’une culture et d’une praxis entrepreneuriale que nous vous invitons à partager avec nous. L’Afrique aussi a droit au développement et au progrès si elle se met en tête d’écrire sa propre histoire. En France, dans les quartiers défavorisés ou déshérités, il faut que les personnes exclues et en précarité puissent se prendre en charge. La renaissance de l’Afrique et le renouveau des quartiers ghettoïsés ne dépendent pas que des seuls acteurs politiques ; elle doit être portée aussi par les capitaines d’industrie, les chefs d’entreprise et les micro-financeurs qu’il nous faut devenir pour avancer ensemble.